Kazigoine & MoonSo6

Les aventures de Kazigoine & MoonSo6 sur la planète Tranche

25 janvier 2008

18 - Croque-Vacances

Le Chambellan pénétra en trottinant dans la Clairière vers l’heure de la sieste.

« - Houhou Kazi, viens par là, on a besoin de main d’œuvre !

- Mhh bhhhh quoi… Bien calé dans son hamac, Kazi ouvrit un œil. T’as qu’à envoyer la Saucisse elle fait rien.

- Non je regrette, pour cette mission elle est trop copine avec le client ! Allez habille toi, tu vas au camp du Lac de Diamant.

                                                       

                                                    lac

- Au camp de vacances des djeunz ? T’as pas trouvé pire ?…

- Camp de vacances tu parles ! sourit le Chambellan. Ecoute Kazi, on nous demande de raconter aux Tranchais que c’est une colo d’ados mais en réalité c’est un centre de débarras. Les parents excédés de toutes les planètes de l’Empire ont la possibilité de nous les confier contre un gros paquet de pognon. On les colle ici jusqu’à ce qu’ils se paument en forêt, se noient dans le lac ou alors s’agrègent à la population. Aucun de ces jeunes crétins ne sait comment rejoindre sa planète d’origine, ça marche à tous les coups.

- Eh ben merci du cadeau l’Empire ! Une prison pour mouflets sur Tranche, ils manquent pas d’imagination pour occuper l’espace… Qu’est-ce qu’on attend de moi au juste ?

- Le Chambellan prit une mine contrariée : Y’a des disparitions de promeneurs près du lac en ce moment… Je veux dire, pas les gosses, ça on s’en fout, mais des Tranchais qui vont faire un jogging et qui reviennent jamais. Ca la fout mal et les habitants commencent à tourner autour du camp.

- Je m’en vais te les calmer vite fait ces morveux…

Kazigoine était en train d’enfiler ses jolis gants à clous, mais il vit une expression gênée sur les traits du Chambellan.

- Pourquoi tu fais la tête, Machin, y’a autre chose ?

- Ca se pourrait, Kazi. Je crois pas que les gosses soient coupables. On parle d’un… c’est bête mais… Enfin je veux pas que tu me prennes pour un blaireau…

- Trop tard ! Accouche !

Penaud, Machin Poudingue finit par lâcher le morceau. - Oui bon voilà on parle aussi d’un Monstre des Marais… Les gosses disent que c’est lui qui tue les passants…

- CoOOOOINNNN ! CoiN CoIn COIN coiN ! (ricana le Kazigoine) Si y’a un MMMMMonstre des MMMMarais ici, c’est moi ! C’est quoi ces conneries encore ?

                                                                         palme

Kazigoine se rendit donc au camp de Tranche, près du lac de Diamant. Même s’il s’y attendait fortement, le spectacle qui l’attendait le navra. Sur le porche du bâtiment (une petite maison de bois fort simple), se tenait la bande des pensionnaires, les bras ballants.

C’était un amas d’une douzaine d’ados plus ou moins jeunes et de toutes les races que pouvaient comporter les planètes de l’Empire : animaux bizarres, hominidés technicolor, semi-amybes… Ils partageaient toutefois un point commun : ils avaient tous l’air de nager dans un abyme d’ennui. Leur regard, quelle que soit leur couleur ou la forme de leurs pupilles, était morne et dénué d’intérêt pour quoi que ce soit.

- Salut les larves ! Agent fédéral Kazigoine, je voudrais voir le responsable du camp.

Un castor à l’œil profondément cerné lui répondit.

- Wah l’autre eh il se l’a pète… Pas de flic ici c’est les vacances, mec !… Les monos sont à l’intérieur de cette cabane pourrie… Ils nous foutent dehors pour « nous aérer »… J’vais l’dire à mes parents quand ils téléphoneront…

Les autres loques approuvèrent vaguement en secouant la tête d’au moins un millimètre.

L’Agent Kazigoine pénétra dans le bâtiment d’hébergement et trouva les moniteurs affairés au dessus d’un tas de paperasses.

- Oh bonjour ! Vous devez être  le fonctionnaire fédéral ! Enchanté je m’appelle Isidore et voici mon adjointe Clémentine ! On forme tous une grande famille ici !

Kazigoine crut avoir une attaque. Des lapins. C’était des lapins ! Et à l’air passablement couillon-enjoué en plus. La femelle portait un nœud rose entre les oreilles et le mâle était affublé d’une salopette bleu ciel. Si on les avait fait grimper l’un sur l’autre -ce qui devait arriver plus souvent qu’à leur tour- ils auraient à peine atteint la hauteur de Kazigoine.

Pa-thé-tique.

- Grmblbl… Bon alors veuillez tout me raconter depuis le début, que je me fasse une idée sur la procédure

d’enquête à suivre…

Posté par Alexandra à 15:53 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bel épisode ! :)

Posté par ZEL, 25 janvier 2008 à 19:13

la suiiiite !

Posté par Tinange, 29 janvier 2008 à 12:46

J'aime torturer mon lectorat... pendant ce temps là les promeneurs de Tranche disparaissent les uns après les autres, que de sadisme...

Posté par Alex4ndra, 29 janvier 2008 à 19:39

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